" Les fleurs de la vie ne sont que des fantômes, Combien se fanent sans laisser la moindre trace ! " (Goethe - Les Souffrances du jeune Werther) .MELANCHOLIA.

...
Les vagues de la vie dansent sur ta bouche,
Avec le flux et le reflux de tes sourires superflus
Qui se touchent et se couchent au gré de mes envies
Tu y prends goût, pendant que j'y prends vie.

Je voudrais seulement voir le rêve t'embrumer
et l'Idéal te posséder...

..................
Malheureusement,
...............................tu n'es qu'un fantôme qui ronge mes sens ;
...................................................et tu resteras un pion de mon imagination.
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" Les fleurs de la vie ne sont que des fantômes, Combien se fanent sans laisser la moindre trace ! " (Goethe - Les Souffrances du jeune Werther) .MELANCHOLIA.
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# Posté le mercredi 16 septembre 2009 18:01

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 18:19

Dans quel état j'erre ?

Dans quel état j'erre ?
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..............17 ans, ou la hantise de grandir (pour ma part du moins). Je suis à un âge où j'aime clamer qu' « on n'est pas sérieux quand on a dix-sept-ans », mais que malgré tout j'exige qu'on me prenne au sérieux. Hé oui. Le cul entre deux chaises quoi. Mes parents me voudraient responsable, sauf que je me suis rendue compte que j'étais pas vraiment compatible avec ce domaine-là... Voire pas du tout.

..............Je suis à une âge où je voudrais envoyer sur le bûcher tous les crétins qui me demandent d'un air niais accompagné d'un big sourire freedent-plus-hypocrite-tendances-lèche-cul-tu-meurs « Alors ? Qu'est ce que tu veux faire plus tard ? Tu ne sais pas ? ! Les inscriptions c'est avant le début d'année prochaine ! Il faudrait y penser ! » Ah ouais ? Et toi t'y as pensé à mettre à jour ton cerveau ? Non ? Alors ta guôle. Mais je me tais, et je savoure délicieusement l'hypothétique réplique que je pourrais lui envoyer. Y'en a qui pensent que je ne me sens pas 'impliquée' car je suis « au-dessus de ça »... Mais c'est exactement ça ! Je suis tellement supérieure que m'abaisser à gaspiller bêtement ma salive me ferait bien mal au dos. Et puis je suis économe. Je n'aime pas réquisitionner l'aide de mes glandes salivaires pour rien :) .

..............Je suis à un âge où, pour moi, rentrer dans la vie active est synonyme d'entrer en enfer, et le monologue que Mark Renton débite au début de Trainspotting sonne comme le glas de la vérité. On peut très bien penser que c'est celui de l'immatûrité, mais si alors la mâturité est associée à « se fondre dans la masse », je préfère qu'on me dise que je suis une gamine. Enfin ce ne sont que des paroles, ou des écrits, ou des feuilles virtuelles (c'est comme vous voulez), et peut-être que dans quelques années moi aussi j'aurais une vie banale et sans interêt. Mais peut-être que non, ça dépend si on est optimiste ou pas. Moi je suis lunatiquement optimiste. Enfin un peu comme tout le monde en somme. Je suis mi-figue, mi-raisin, hé ouais toujours « le cul entre deux chaises ». Voire trois ! Qui sait ?

..............Comme dit mon Dieu des Dieux des Idoles des Dieux, il y a deux portes. Celle qui conduit à une existence dans un bocal où tu te batteras avec ton voisin stupide pour qu'il baisse sa musique de malade, où tu auras un boulot, des subventions et allocations, et un avenir tracé de fil blanc car tu sais déjà que ton cercueil sera payé par tes petits-enfants, et il y a l'Autre Porte. Celle que tu pousses pour découvrir LA vie, juste ça, c'est déjà pas mal, d'avoir uen vie. Et lorsqu'on est ambitieux on choisit la deuxième opportunité, la deuxième porte, (mais pas en bois, parce que ça peut s'enflammer à tout moment. Je divaaague...) qui te paraît familière, mais ce n'est qu'une façade car cette porte te ménera à l'aventure.

..............Et moi je me place où parmi ces deux portes ? Eh bien j'en sais rien. Et la vérité, c'est que je ne sais rien. Et je sais même pas si c'est la vérité, en fait. J'ai le cul entre deux portes, pour changer. Sans oublier que je suis portée par l'irrascible désir de rester dans ma bulle, et tiraillée en même temps par ce 'devoir' de devenir enfin adulte, de marcher droit devant moi pour affronter ma vie, sans personne pour me protéger des travers du destin.

..............J'ai pas tellement changé en fait en un an. Je suis toujours aussi perdue (mais pas que !). Enfin je connais le chemin pour rentrer chez moi, et c'est déjà ça de gagner.

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# Posté le lundi 08 décembre 2008 16:24

Modifié le mercredi 05 août 2009 13:30

« Chaque jour est le premier jour du reste de votre vie. C'est vrai, sauf pour un jour, celui de votre mort. »

« Chaque jour est le premier jour du reste de votre vie. C'est vrai, sauf pour un jour, celui de votre mort. »
............................."... J'avais toujours entendu dire qu'à l'instant de votre mort, votre vie entière se déroulait devant vos yeux en une fraction de seconde. Tout d'abord, cet instant dure beaucoup plus longtemps qu'une fraction de seconde... Il s'étend jusqu'à l'infini, comme un océan de temps. Pour moi, c'était d'être allongé dans l'herbe en été pendant les vacances, à regarder les étoiles filantes. Et les feuilles des arbres qui bordaient notre allée, tourbillonaient dans le vent d'automne. Ou les mains de ma grand-mère, et cette peau sèche et ridée comme du parchemin. Et la première fois que mon cousin Tony est venu chez nous dans sa superbe voiture. Et Janie, et Janie... Et Carolyn. Bien-sûr, je pourrais être aigri de ce qui m'est arrivé, mais c'est inutile. Il y a tant de beauté dans ce monde. Parfois j'ai l'impression qu'elle me submerge de partout en même temps, et c'en est trop. Mon coeur se remplit comme un ballon prêt à exploser, et là, je comprends qu'il faut que je lâche prise, que j'arrête d'essayer sans cesse de m'y raccrocher... Et ça glisse sur moi comme de la pluie. Et je ne peux plus rien éprouver d'autre que de la gratitude, pour chaque instant de mon insignifiante petite vie... Vous ne comprenez pas ce que je suis en train de vous dire, n'est-ce pas ?
Ne vous en faites pas...
Un jour, vous comprendrez....."

# Posté le mardi 04 août 2009 19:32

Modifié le mardi 04 août 2009 19:58

Pendant les vacances, j'ai souvent rêvé de lui. Il avait été question une fois de cookies et d'une Charlotte déchaînée, puis un autre jour, un papillon se posait sur ma main lorsque mon regard effleurait le sien. Etrangement, j'aime ça.

Pendant les vacances, j'ai souvent rêvé de lui. Il avait été question une fois de cookies et d'une Charlotte déchaînée, puis un autre jour, un papillon se posait sur ma main lorsque mon regard effleurait le sien. Etrangement, j'aime ça.
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Je suis une insatisfaite chronique et le caprice m'invite souvent pendant la journée. Il m'arrive de le refuser et d'en être dégoûtée, mais il m'arrive aussi de céder, et ça n'arrange pas vraiment mon caractère. Je déteste planifier des choses ou faire des projets. D'ailleurs, je suis beaucoup trop tournée vers le passé, pas assez vers le présent, et aucunement vers le futur. A vrai dire, il me fait PEUR. Peur car je ne souhaite pas envisager une vie banale, monotone, à la Revolutionary Road. Un désir ardent d'aventure bouillonne en moi, et pourtant la seule lave qui sort pour le moment respire la peur. Car parfois le courage m'abandonne et va faire un tour dans le jardin de mon lobe occipital. Et je suis beaucoup trop nostalgique, mélancolique, idéaliste et souvent déçue malheureusement car mes hautes espérance finissent toujours pas m'écraser. C'est vrai que je place les gens que j'aime haut dans mon estime, ce qui me vaut certains désagréments. Enfin bref, j'en reviens au précédent point : je n'aime PAS les rendez-vous, les trucs organisés un an à l'avance, le rangement, les plans : <<c'est bon pour ceux qui sont perdus>> dit d'un air assuré la fille qui passe une heure à faire un foutu plan de dissert. Je n'aime pas ranger, et pourtant je suis stupidement maniaque de temps à autre. Je déteste donc les responsabilités et j'ai d'ailleurs la maturité de ta petite-cousine de six ans qui aime se vautrer dans l'orgueil. Tu sais, cette petite-cousine un peu assistée, qui a un jour lâché bêtement sa main de la corde de la balançoire pour venir mollement s'écraser dix mètres plus loin derrière, avec un trouble psychique énorme à la clé (oui, ce fut un des souvenirs les plus traumatisants de mon enfance -en toute exagération bien sûr) Je suis parfois un peu trop excessive dans mon comportement, et il paraît qu'on ne sait jamais sur quel pied danser avec moi. Coupez-vous une jambe, je pense que ce sera plus simple (et là j'ai une furieuse envie de mettre un smiley heureux). J'ai un humour cynique de merde (CQFD), et il m'arrive aussi (occasionnellement) d'être jalouse ou égoïste. Je suis beaucoup trop sensible, et parfois exagérément susceptible. Je n'omets pas la naïveté ; j'ai une imagination débordante mais je rêve trop et ne m'enracine pas assez dans LA terre car je suis dans MON monde. J'oublie tout, mais quelques détails ont pourtant été sauvés de l'injure du temps, et je suis étourdie et étrange. On dit même que je suis trop bizarre (le « bizarre » n'étant déjà pas très mélioratif, je crois que le « trop », excessif, n'ajoute rien de bon...). Je suis souvent pessimiste, mais autrefois j'ai été optimiste (j'ai l'impression d'avoir 80 ans en écrivant cela...peut-être est-ce le cas ?) Je pense trop et psychote trop. La timidité est ma meilleure amie lorsque je suis face à des inconnus. Je déteste être à l'heure, peut-être parce que j'aime le fait que "l'on m'attende", ou je sais pas vraiment. Je n'ai pas vraiment confiance en moi, et pourtant je suis égocentrique (le « je » étant employé plus de trente fois dans ce texte). Peut-être est-ce un moyen de me réconforter, de m'estimer plus. La volonté m'accompagne quand je le veux bien ; je suis atteinte du syndrome Peter Pan, et je n'aime pas la société actuelle.

.................Malgré tout cela, il m'arrive aussi d'être gentille (parfois), optimiste (quelquefois), ambitieuse, intelligente (quoique tout est relatif ma foi...), drôle (ou pas) et sincère (ou presque). Et j'essaie d'être tolérante, de m'améliorer. Mais entre les « dits » et les « non-dits », ce que je dis ou ne dis pas, ce que je laisse transparaître ou non, ce qu'on pense de moi et ce que l'on croit de moi, il est difficile de donner une vraie image de soi. Il est difficile de montrer son vrai visage, alors on préfère farder son visage de mensonges, et lui faire porter un masque factice et inventé.
J'ai écris ce texte car nous devions créer notre autobiographie en français. Mais comme je n'aime pas me dévoiler ou parler de moi (eh si), j'ai préféré réaliser une recette de cuisine un peu farfelue sur ma personnalité, mais qui était au final une feinte pour ne pas avoir à parler de moi. Alors maintenant je m'y colle.

Enjoy or not.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 13:42

Modifié le samedi 07 mars 2009 18:46

Mange un oiseau et vole. Puis brûle-toi les ailes et écrase-toi.

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Attendre le prochain été, la prochaine année. Mais pourtant envier les années passées, vouloir repartir pour ne plus jamais revenir. Comme un désir de voyage, d'évasion...penser à autre chose, et ne plus avoir de problèmes factices. Peut-être que ça ira mieux, après tout. Réfléchir à quelque chose de concret, d'abstrait, aux deux...tout se ressemble. Je revois ce ciel bleu. Et les nuages qui le traversent. J'essaye de retrouver un passé qui est présent, quelque chose qui occupe mes pensées depuis pas mal de temps. Mais quoi ? Moi-même je ne le sais pas. C'est enfoui, là quelque part...Parfois ça stagne, et d'autres fois ça retombe puis se noie, au fond. Mais cette pensée est rarement si loin, qu'elle rejoint souvent mon histoire, et efface ma raison. Cette vase est responsable du mal-être qui me serre le c½ur quelque fois. Et le pire, c'est que je ne connais pas son origine, je ne sais pas pourquoi, ni où, ni comment tout cela s'est formé. Mais j'essaie de penser au futur, même si c'est au conditionnel. Peut-être qu'un jour, je prendrais une échelle, je la poserais sur le toit, et je m'assiérais alors sur les tuiles abîmées par le temps pour essayer de faire comprendre quelque chose aux oiseaux, au soleil, et aussi à moi-même. Peut-être qu'un jour, j'escaladerais une tour pour m'allonger sur le rebord de la fenêtre et compter les étoiles, comme pour estimer les heures de ma vie que j'ai gâchées. Peut-être qu'un jour je sauterais si haut que j'arracherais l'écorce de la Terre. Peut-être qu'un jour j'atteindrais la lune, que je lui gratterais des secrets, puis je repartirais libre et heureuse, apaisée. Ce jour-là, je ne me retournerais plus sur la nostalgie. Le passé sera loin. Je pourrais enfin partir, et être bien, surtout.

Yann Tiersen - Comptine d'un autre été

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Mange un oiseau et vole. Puis brûle-toi les ailes et écrase-toi.

# Posté le mardi 10 février 2009 08:21

Modifié le mardi 10 février 2009 08:37